Comment interagir avec un idiot sur la route

On est d’accord, peu importe la façon de se déplacer, aucun groupe n’est parfait. Nous avons tous notre lot d’idiots que ce soit en auto, à moto, à vélo, à pied ou même en autobus.

Voici comment j’interagis lorsque je me fais invectiver par un idiot ou lorsque je suis victime d’une manoeuvre dangereuse.

1- Rester poli

Les menaces ne donnent rien et celui qui s’emporte le plus risque généralement de passer de victime à agresseur aux yeux de potentiels témoins et d’aggraver la situation. Il n’y a rien de pire qu’une personne hystérique et agressive pour nuire à l’image générale du cyclisme. Bref, avant de répondre, je prends une bonne respiration et j’essaie de penser avant de m’emporter.

2- Éduquer

Il y a une partie de la population qui ne connait pas l’envers de la médaille. Ces gens ne connaissent que les mythes entourant les cyclistes. Ce n’est pas toujours facile d’éduquer les gens dans le feu de l’action, mais j’essaie toujours de penser à des petites phrases pleines de sens qui peuvent facilement entrer dans la tête des gens pour faire de l’éducation et déboulonner les mythes. Voici des exemples de phrases que je dis lorsque je croise une personne fautive à un feu de circulation :

  • « Tu sais que les plaques ne paient pas les routes, ein? La majorité du budget du Ministère des Transports vient de l’impôt sur le revenu et ça, n’aie pas peur, j’en paie en masse. »
  • « Si tous les cyclistes prennent leur voiture demain, tu vas voir, ce sera pas mal plus long attendre dans le trafic qu’attendre pour me dépasser de façon sécuritaire. »
  • « Ben non. La loi n’oblige pas les cyclistes à rouler sur les pistes cyclables. J’ai donc autant le droit que toi d’être ici. »
  • « Le savais-tu? Au Québec, il faut laisser un mètre de distance lorsque l’on dépasse un cycliste dans une zone de 50 km/h et moins et un mètre et demi lorsque l’on est dans une zone de plus de 50/kmh. C’est la loi… »
  • « Menacer d’écraser quelqu’un avec son auto est une menace de mort. Pour ça, tu pourrais passer jusqu’à cinq ans en dedans. J’y repenserais avant de dire ça dans le futur. »

3- Documenter et partager

Enfin, dans des cas extrêmes, il peut arriver que ce soit inutile ou même dangereux de parler avec la personne fautive. Il peut donc être utile de documenter le tout et de partager afin de sensibiliser les autres et d’avoir des preuves si l’on veut qu’il y ait des conséquences aux actes répréhensibles.

Le meilleur exemple qui me vient en tête serait celui du cycliste qui a filmé un chauffeur de la STM qui l’avait frôlé et avait eu un comportement grossier.

 

Bref, rappelez-vous que nous sommes tous des ambassadeurs du cyclisme et que nous devons, par le fait même, tenter de faire avancer la cause et non la faire reculer.

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