On associe souvent les grandes classiques du cyclisme à l’Europe. Paris-Roubaix et ses pavés mythiques. Tro Bro Léon et ses chemins de terre typiquement bretons. Omloop van het Hageland et ses secteurs non asphaltés qui brisent le peloton, mais depuis quelques années, le Québec a aussi sa propre classique d’un jour : L’Enfer des Patriotes!
Présenté à Saint-Denis-sur-Richelieu, l’Enfer des Patriotes (gravel et course sur route) s’inscrit directement dans cet héritage. Inspiré des grandes classiques printanières européennes, l’événement propose des parcours exigeants où les secteurs non asphaltés deviennent des éléments décisifs, transformant chaque édition en véritable bataille.
Ce qui rend l’événement unique, c’est aussi son ancrage culturel 100% pure laine. Les secteurs portent des noms chargés d’histoire québécoise et de patriotisme : Louis Riel, Gaston Miron, Pierre Falardeau, créant un lien direct avec le mouvement patriote, l’identité du territoire, et ce pendant le week-end de la Journée nationale des patriotes.

Les épreuves de L’Enfer des Patriotes
L’événement se décline en deux grandes journées, chacune offrant une expérience différente : une cyclosportive gravel accessible et ouverte à tous les cyclistes, ainsi qu’une course sur route plus compétitive.
L’événement gravel : une cyclosportive accessible, mais exigeante
L’épreuve gravel, présentée le samedi, est conçue pour être accessible à tous, peu importe le niveau. On y retrouve deux parcours principaux, avec des distances d’environ 60 km et 100 km, qui combinent routes rurales, chemins de gravier et secteurs non asphaltés.
Ces parcours ne sont pas techniques au sens pur (rien à voir avec l’Oasis à Big Red, mettons), mais ils sont exigeants. Les secteurs non asphaltés viennent casser le rythme, imposer des choix de ligne et tester la gestion de l’effort.
Ce qui rend l’expérience unique, c’est la structure même du parcours. Les secteurs sont classés en difficulté de 1 à 5 “patriotes”, un clin d’œil direct aux étoiles de Paris-Roubaix.
On retrouve des sections marquantes comme :
- le secteur Jos Montferrand, exigeant et irrégulier,
- la Trouée Louis-Joseph Papineau, un passage signature de l’événement,
- le secteur Léo Major, plus technique et cassant.
Sur le plan logistique, les participants bénéficient de ravitaillements bien placés. Par exemple, le parcours de 61,8 km propose deux ravitos, tandis que le parcours plus long en offre également plusieurs, espacés stratégiquement.
L’inscription inclut aussi un repas d’après-course, des ravitaillements et un accès à l’ensemble de l’organisation sur place, incluant un espace de nettoyage pour les vélos, un détail très apprécié après une journée dans la poussière ou la boue.
L’événement s’inscrit également dans le Défi des 4, un circuit québécois de gravel où l’objectif est de compléter plusieurs épreuves au cours de la saison, d’accumuler des points dans un classement pour la saison.
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La course sur route : une classique québécoise version compétition
Le dimanche, on change complètement de dynamique. L’Enfer des Patriotes devient une manche officielle de la Coupe du Québec sur route, avec une approche beaucoup plus compétitive.
Le parcours d’environ 90 km combine routes asphaltées et secteurs non asphaltés, pour un total de plus de 25 km de sections exigeantes, incluant:
- le secteur Pierre Falardeau, long et exigeant,
- la Trouée Louis-Joseph Papineau, souvent décisive,
- le secteur de la Crise d’Octobre, qui impose rythme et positionnement.
Ce type de parcours favorise les coureurs complets, capables de gérer la puissance, la technique et le positionnement.
En conclusion, une expérience qui dépasse la simple sortie vélo
Ce qui frappe avec L’Enfer des Patriotes, c’est la cohérence de l’événement. L’événement ne copie pas les classiques européennes. Tout est pensé pour recréer l’esprit des classiques, à la sauce québécoise :
- les secteurs nommés en l’honneur de fiers québécois,
- les routes rurales typique de la Belle Province,
- l’incertitude du terrain de chez nous.




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