Les sorties à vélo de route en groupe font partie des plus belles expériences cyclistes… Quand elles sont bien organisées.
Mais soyons honnêtes : un group ride peut aussi rapidement devenir stressant, dangereux ou frustrant lorsque des cyclistes maladroits font partie de notre peloton. La dernière affaire que l’on veut, c’est de se retrouver au sol à haute vitesse. Heureusement certaines sorties sont très bien encadrée et nous allons analyser aujourd’hui l’ADN de leur succès.
Pour y arriver, lors d’un récent épisode de mon podcast, j’ai discuté avec Philippe Gagné, qui organise les sorties de groupe pour le café-boutique Vélo Cartel à Québec. On en a profiter pour décortiquer ce qui fait réellement le parfait group ride, car leurs sorties de groupes sont parmi les meilleures au Québec (si ce ne sont pas LES meilleures). Bref, c’était l’expert à avoir.
Pourquoi les sorties de groupe à vélo sont si populaires
Depuis quelques années, les sorties de groupe organisées par des clubs, cafés et boutiques ont remplacé les traditionnels Gran Fondo (cyclosportives). Les cyclistes sont passés d’événements ponctuels pendant la saison à des sorties de groupes communautaires sur une base fréquente, voire quotidienne pour certains cyclistes plus mordus.
Parce que rouler en groupe, ce n’est pas seulement aller plus vite grâce à l’aspiration. C’est aussi très social : la motivation collective, le dépassement de soi, le sentiment d’appartenir à une communauté et, surtout, le plaisir de rouler avec du monde.
Mais pour que ça fonctionne bien, il faut une structure claire et sécuritaire. C’est d’ailleurs ce que l’on explore aujourd’hui.

La fondation du parfait group ride : la sécurité
Des leaders qui communiquent
Un bon group ride commence toujours par des ride leaders attentifs.
Des gens capables de :
- lire le groupe,
- communiquer clairement,
- intervenir rapidement en cas de situation dangereuse.
La communication est la clé : annoncer les obstacles, signaler les changements de rythme et s’assurer que tout le monde comprend les consignes, le pace et surtout assurer la discipline en cas de besoin.
Pourquoi la taille des groupes change tout
Moins de monde, c’est moins de risques
Oui, la loi (le Code de la sécurité routière) limite le nombre de cycliste dans groupe, mais outre l’aspect légal, il y a l’aspect sécuritaire. Un des points les plus importants abordés par Philippe est la réduction de la taille des groupes.
Chez Vélo Cartel, le choix de limiter les groupes à environ 10 personnes maximum a eu un impact majeur :
- meilleure visibilité,
- réactions plus rapides,
- moins d’effet accordéon,
- et surtout zéro accident sur la saison 2025.
Un groupe trop gros devient difficile à gérer, surtout quand les niveaux d’expérience varient.
Rouler dans le bon groupe de vitesse
Le bon rythme pour les bonnes personnes
Un des problèmes fréquents en group ride est le mauvais choix de groupe.
Quand un cycliste roule dans un groupe trop rapide (ou trop lent), les risques augmentent accélérations imprévisibles, dépassements dangereux, fatigue physique et mentale.
La solution est simple : diviser les groupes par vitesses réelles, pas par ego.
Quand tout le monde roule à la bonne intensité, les rides sont plus fluide, plus sécuritaire et beaucoup moins stressant.
Performance et inclusion : ce n’est pas incompatible
Briser le mythe de l’élitisme
Le vélo de route traîne parfois une réputation d’élitisme.
Pourtant, un bon group ride ne devrait jamais être basé sur la valeur du vélo, la marque du kit, ou le style.
L’important, c’est :
- savoir rouler droit,
- respecter le groupe,
- avoir de quoi se ravitailler (nourriture et eau),
- avoir de quoi réparer son vélo,
- écouter les consignes,
- et vouloir avoir du fun.
La performance peut être présente, oui, mais sans écraser l’aspect humain.
Conclusion : le parfait group ride, c’est une question de culture
Au final, le parfait group ride ne dépend pas de la vitesse moyenne ou du niveau de performance. Il repose sur une culture de respect, communication, sécurité et de plaisir partagé
Quand ces éléments sont en place, rouler en groupe devient ce que ça devrait toujours être : un moment fort de la semaine, qu’on a hâte de revivre.




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