Lors d’un récent podcast j’ai eu la chance de parler tendances 2026 dans le monde du vélo de route et gravel bike avec un leader de l’industrie. Dans cet article, je rapporte les observations de Marc-André Lebeau, président de Bicycles Quilicot, qui a bâti un petit empire du vélo en vingt ans., depuis l’ouverture de sa première boutique.
Entre sa vie de cycliste passionné, son rôle de gestionnaire et son contact quotidien avec les consommateurs, il possède une vue privilégiée sur les tendances qui émergent.
Selon lui, 2026 s’annonce comme une année de transition majeure pour le monde du cyclisme, autant du côté du matériel que des pratiques et des communautés.
Le retour en force des vélos aérodynamiques et performants
Pourquoi l’aéro redevient important?
Pendant quelques années, le vélo polyvalent et “all-road” et grimpeur avec des qualités aérodynamiques ont dominé le marché, mais Marc-André observe un retour clair de l’aérodynamique.
Grâce à des cadres plus légers, à des pneus de 30 ou 32 mm qui rendent la monture beaucoup plus confortables et à des géométries modernisées, les vélos aéros ne sont plus synonymes de rigidité absolue, et, par extension, inconfort pour le commun des mortels. Ils deviennent polyvalents, rapides et plus accessibles qu’avant.
Pour les cyclistes qui recherchent la performance sans renoncer au confort, les cadres aérodynamiques fait un retour naturel sur la route.
Avec un vélo aéro, les sorties longues deviennent plus efficaces, les relances plus fluides et les descentes plus stables. L’aéro n’est plus réservé aux coureurs cyclistes. Il s’adresse à tous ceux qui veulent optimiser leurs efforts, que ce soit pour les défis, les longues distances ou simplement pour profiter d’une machine rapide et bien conçue.

Le gravel n’est plus un deuxième vélo : il devient le principal
Pendant longtemps, le gravel était considéré, par une majorité de cyclistes, comme un vélo secondaire, celui qu’on sort pour les chemins, les aventures ou l’hiver. En 2026, Marc-André voit le contraire : pour de nombreux cyclistes, le gravel devient la discipline principale. Cette transition s’explique par sa polyvalence, son confort, sa robustesse et son côté moins intimidant que le vélo de route traditionnel. Le gravel permet de rouler partout, avec plus de liberté et moins de contraintes.
Pour les cyclistes qui partagent leur temps entre route, chemins et sorties sociales, c’est souvent le choix le plus logique. Ce n’est plus une discipline marginale : c’est un pilier de l’industrie. On verra plusieurs marques développer des vélos de gravel haut de gammes afin d’aller chercher une clientèle qui désire investir dans la discipline.

L’essor des marques rapport qualité-prix et les choix intelligents
L’une des grandes forces de 2026, selon Marc-André, est l’arrivée massive de marques offrant un excellent rapport qualité-prix. Van Rysel et Scott, distribuées chez Quilicot, sont de bons exemples : des produits performants, des prix justes et une approche axée sur l’accessibilité. Cette démocratisation change la dynamique du marché.
Pourquoi c’est important
Dans une économie qui est plus serrée, de nombreux cyclistes veulent accéder à des vélos performants, mais à budget raisonnable. Cela force aussi les fabricants à se repositionner plus clairement sur le marché : soit assumer un positionnement haut de gamme, soit repenser leur offre. Pour les consommateurs, ce contexte crée un marché plus équilibré et plus diversifié.

Les nouvelles pratiques : communautés, jeunes, social rides et plaisir
Le cyclisme devient un espace social
Marc-André remarque une transformation socioculturelle majeure : l’importance du cyclisme social. Les coffee rides, les groupes communautaires, les sorties urbaines, les groupes mixtes ou multigénérationnels prennent une place énorme. Le cyclisme n’est plus structuré uniquement par la performance, les clubs traditionnels ou les événements compétitifs.
L’importance croissante de l’entraînement basé sur la puissance (watts)
Le data (watts) est devenu central chez le cyclosportif pour s’entraîner et progresser. Les bases d’entraînement connectées et les capteurs de puissance continuent de gagner en popularité, mais on observe un changement intéressant : une prise de conscience autour de l’utilisation réelle.
De nombreux cyclistes achètent des trainers très haut de gamme alors qu’ils n’exploiteront jamais la moitié de leurs capacités. En 2026, il s’attend à un choix plus intelligent : s’équiper en fonction de son usage réel, sans tomber dans la surenchère technologique et des prix élevés.
Pour plusieurs cyclistes, un bon trainer milieu de gamme, combiné à des sorties variées, est amplement suffisant.

Conclusion : un vélo pour tous, un marché en transition
À l’aube de 2026, l’industrie du vélo se transforme : retour de l’aérodynamique, montée du gravel comme choix principal, essor des marques au rapport qualité-prix remarquable, nouvelles communautés et pratiques sociales, et adoption plus réfléchie des technologies d’entraînement. Pour Marc-André Lebeau, cette évolution est saine : elle rend le vélo plus accessible, plus diversifié et plus vivant.

Qu’il s’agisse de performance, d’aventure, de transport ou simplement de plaisir, chaque cycliste peut désormais trouver une machine qui correspond à ses besoins et à sa personnalité. Et selon lui, c’est exactement ce qui rend 2026 aussi excitante.




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