Montréal-Québec : 275 km via le Chemin du Roy!

Cette année, je me suis cherché un défi. Comme je ne pouvais faire comme l’an dernier et sillonner les Alpes, j’ai voulu faire quelque chose de local, mais significatif. Nostalgique des Grands Prix Cyclistes pendant la longue fin de semaine de la fête du Travail, je me suis dit que Montréal-Québec serait intéressant. L’idée était de suivre le Chemin du Roy, la première route construite en Nouvelle-France, traversant quatre régions : Montréal, Lanaudière, la Mauricie et la région de la Capital-Nationale, pour une distance maximale de 280 kilomètres. Cette route, aussi connue par les automobilistes sous le sigle 138 ou Route Verte 5 pour les cyclistes, est bordée par le fleuve, donc pris dans le bon sens, on a généralement un bon vent de dos.


Mon plan était de le faire d’un coup. De chez moi, on parle d’une distance de 273.2 kilomètres pour arriver à la Terrasse Dufferin. Idéalement je voulais le faire un 10 heures sur le vélo avec quelques arrêts pour du ravitaillement et une petite pause pour un café et un sandwich à Trois Rivières.


Préparation
Comme j’allais le faire solo, je devais bien planifier le tout : logistique, sécurité, nutrition, mécanique, transport de bagages, etc. Je voulais profiter de tous les gains marginaux et ne rien laisser au hasard pour ne pas DNF (sigle apposé à côté des gens qui ne termine pas une course ou un défi).

  • J’ai pris quelque temps pour analyser la route, les détours, créer un fichier GPX pour mon GPS de vélo afin de suivre le chemin en temps réel. J’ai aussi analysé de la direction du vent pour savoir où optimiser mes efforts. C’était important pour moi de tout savoir sur mon chemin afin d’éviter les surprises et garder mon énergie.
  • Je caressais l’idée d’avoir un vélo aérodynamique, mais léger. Tous gains aérodynamiques allaient être les bienvenues. Specialized venait tout juste de lancer le Tarmac SL7 et ils ont été assez gentils de m’en prêter un.
  • Côté sécurité, j’ai mis mon casque aérodynamique (S-Works Evade) équipé du système ANGi qui communique avec mes proches advenant un impact à la tête. (Pour en savoir plus…)
  • Les lumières sont aussi un must. En septembre, le soleil se lève un peu plus tard et se couche plus tôt qu’au milieu de l’été. Afin d’éviter les mauvaises surprises, il faut rester vu. Les puissantes et légères lumières Stix de Specialized m’ont accompagné.
  • Toujours côté sécurité, j’ai aussi porté un maillot qui attirait l’oeil. La nouvelle collection HyperViz est légère et ne passe pas inaperçue. D’un jaune fluorescent, le chandail à manches longues est ni trop chaud, ni trop froid.
  • Côté nutrition, j’avais reçu un paquet de la part de CLIF Bar peu avant mon grand départ et j’ai opté pour une sélection qui me permettait d’engloutir 100 calories aux 45 minutes pendant la durée du trajet. J’ai donc emporté avec moi 5 barres, 2 paquets de BLOKS (bonbons) et quatre gels (que je n’ai finalement pas utilisé).
  • Pour ce qui est des bagages, mon sac de selle Vaude Trailsaddle 12 (12 litres modulables), utilisé à moitié et dans lequel j’ai mis : des outils (multitool, démonte pneus, une chambre à air, une mini pompe), une paire de sous-vêtements, des sandales (flip flops), une paire de shorts, un t-shirt de mérinos, une brosse à dents, dentifrice, une casquette, un imperméable.

Le jour J
C’était toute une aventure. Le tout a commencé avec un peu de retard. J’avais en tête de prendre la draft d’autres cyclistes afin d’économiser mes forces, spécialement en ville (Montréal, Trois-Rivières et Québec), là où c’est plus facile de tomber sur des gens. Très chanceux, je suis tombé sur un duo de kinésiologues en chemin vers Québec avant même d’avoir quitté Montréal. On a fait les 160 premiers kilomètres ensemble. Une chute (un de mes bidons en cavale après avoir heurté un nid de poule à Repentigny) et deux crevaisons (la qualité de la route à Berthierville) nous auront rapprochés.


La Mauricie a définitivement été notre amie. Arrivé à Louiseville, vous remarquerez que le vent devient soudainement 100% de dos pour quelques dizaines de kilomètres. Ce petit vent qui vous pousse recommence à la sortie de Trois-Rivières. Autre fait notable, la route est très belle tout au long du chemin, mais elle devient particulièrement magnifique à partir de la Mauricie. Les gens sont aussi très sympathiques. Plusieurs personnes ont non seulement été très courtoises, mais jamais nous ne nous sommes sentis en danger. En fait, seul un pseudo motard portant les patch de Sons of Anarchy nous a apostrophés en nous criant que nous devrions payer des plaques… N’est-ce pas curieux venant d’un hors-la-loi? Bref. Dernier point coup de coeur, la Mauricie est une région gourmande. Arrivé à Trois-Rivières, vous n’aurez pas de difficulté à trouver un ravitaillement gourmet et un espresso de qualité. Mon pit stop de choix : le café Frida, un petit café végane où le staff est gentil et accommodant comme pas possible et où le végé-pâté (source de carbs) est délicieux.


Après Trois-Rivières, le plus gros est fait. On vit d’espoir et d’eau fraîche, mais quand à 220 kilomètres, à Donnacona, on voit la première pancarte annonçant Québec (à 55 kilomètres) et que ça se met à grimper un peu plus, c’est là qu’on est content de s’être économisé les jambes grâce à une série de petits gains marginaux. Par contre, c’est aussi là que la vue du fleuve est la plus belle, comme on est légèrement surélevé. Si vous voulez suivre le chemin du Roy jusque dans le petit Champlain, il faut faire attention à Saint-Augustin parce que le 138 et le chemin du Roy de séparent à cet endroit et que vous pourriez, comme moi, vous enfoncer dans Sainte-Foy.

Une fois à Québec, sachez que plusieurs hôtels souscrivent au programme Bienvenue Cyclistes et offre aux cyclistes : une pompe et de l’outillage pour les réparations mineures, des renseignements sur les réseaux cyclables et les services aux cyclistes des environs (boutiques de réparation et de location, transport de bagages, boutiques de vêtements de vélo, etc.), mais surtout un emplacement fermé et verrouillé pour les vélos pendant la nuit. J’ai personnellement choisi le Château Laurier parce que ce dernier permet aux cyclistes de garder leur monture dans leur chambre.

@surdeuxroues

Arrivé sain et sauf à Québec. Direction Grande Allée. 😂

♬ original sound – surdeuxroues


Enfin, pour les curieux, je ne suis pas revenu à la maison vent de face et je n’ai pas refait les 275 km dans l’autre sens. Ma conjointe est venue me chercher. Comme on avait fait garder le petit, on en a profité pour se faire un petit week-end d’amoureux, avec au menu : drinks, restaurants et spa. N’en déplaise aux puristes du cyclotourisme.

@surdeuxroues

Résumé de ma journée de récupération au spa : chaud, froid, chaud, froid.

♬ original sound – surdeuxroues

Une réflexion sur “Montréal-Québec : 275 km via le Chemin du Roy!

  1. Une chambre à air pour 275km, c’était risqué
    D’ailleurs, qu’as-tu fait lors de ta 2e crevaison?
    Cette lecture de ton défi donne le gout de l’essayer.
    Merci!

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s